Sufyr - Electro Rap - Lyon

2013 - 2015

Jo

Jo

Batterie
& arrangement

Fozen

Fozen

Voix

Soley

Soley

Voix

Mustapha

Mustapha

Voix

Naka

Naka

Voix

Plpl

Plpl

Voix

Aman S

Aman S

Beatmaking,
arrangement & scracth

"SUFYR" (stand up for your rights), plus qu'un groupe "sui generis", fut un projet regroupant des individus d'origines musicales diverses.

Cinq MC's, un batteur et un dj beatmaker et producteur, fédérés autour d'une envie d'écrire des textes engagés sur des rythmes mêlant principalement hip hop, rock, électro et reggae ; ainsi qu'un large nuancier d'influences propre à chaque membre.

De cette collaboration sont né dix titres que nous proposons aujourd'hui à l'écoute et au téléchargement. Ils ont pour ambition de conter des histoire de nos sociétés modernes : le refus de se taire, l'appel à la fraternité, l'autocritique d'une génération distraite par la drogue, la condamnation de l'état policier, de la françafrique, le janus moderne, la quête de spiritualité, la renaissance, la destruction et la purification par le feu, et enfin l'ultime révolte.

Fruit d'une aventure humaine, voici ce projet que nous sommes fiers de partager avec vous.

Sons &
Textes

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Chante Maintenant

Soley

Chante maintenant ou ferme la à jamais, jamais
Pose le mic ou botte les à coup d’balais balais
Plus l’temps d’piailler, plus l’temps d’plaisanter
On n’a pas patienté si tard pour parader
16 de nos rimes assourdissent plus qu’un coup d’canon scié
16 de nos 16 rendent risibles les rentes des créanciers
Bientôt les vannes ouvertes on parlera plus d’liquidité
Bientôt les veines ouvertes on parlera plus d’légalité

Alors pleure maintenant, ou ferme la à jamais !
Bientôt il s’ra trop tard mais tu savais ce qu’il fallait
On va pas sillonner la foule et la laisser divaguer
Elle souffre pour un encens qu’le vent d’la crise à soufflé
Mais sans boussole dans la tempête impossible de naviguer
Les faux s’expriment, feignent le sous sol mais ne peuvent se camoufler,
Les frères s’extirpent, peignent leurs soucis mais leurs street arts sont cachés
Sans cible exacte, balance tes flèches elles trouveront bien un archer

Plpl

Si t'as pas de monnaie, t'as pas de MIC
Pas le droit au chapitre
Tu peux toujours faire le pitre, t'époumoner à la poursuite
De la tierce rime, qui n'arrive jamais
Mais je pars comme un Don Quijote donc c'est sans remords ni regrets
Tu te laches, tu décolles, te dévoiles
mais prends bien gare à la censure
Quel est le prochain clown qui te livrera aux chiens de l'opprobre et leurs tortures
La censure fais-moi rire, n'a pas trouvé l'arme absolue
Elle censure seul'ment dans sa mire et ceux qui se la plantent au ...

Le contexte est exsangue quelques dictateurs tanguent
les dictateurs demeurent et les peuples se haranguent
Mais les peuples se taisent, la liberté se meure
Et bientôt on les pleure et la douleur est aise
Le contexte est exsangue quelques dictateurs tanguent
les dictatures demeurent et les peuples se haranguent
Mais les peuples se taisent, les libertés se meurent
Et bientôt on les pleure et les douleurs sont tues

Refrain

Chante, chante, chante
Ou tais toi à jamais
x 4

Naka

Il est grand temps pour mon son de raconter son histoire
de s'orienter vers le bon sens et d'enfin sortir du noir
Il se terre depuis longtemps comme ce gamin dans le couloir
Évoluant en silence et à l'abri des regards
Je ne sais absolument pas où tout cela nous mènera
D'façon si je fais du son c'est pas pour être une re-sta
Je continuerai d'écrire même avec un RSA
simplement par conviction et putain parce que j'aime ça

A croire que c'était ecrit de mes gènes jusqu'à ma voix
Et même si je perce pas, je ne changerai pas de voie
Longtemps été aveugle, aujourd'hui c'est clair qu'on voit
Je ne fermerai plus ma gueule et je prends place dans le convoi
Dénoncer sans renoncer que le sens ne change jamais
D’énoncer sans annoncer que ma vision reste dans le vrai
il faut que ça ait un sens car on ne fais pas clea pour distraire
certains ont de la chance et d'autres resteront sursitaires


Refrain


Mustapha

J'ai de l'or dans la voix,
de la reverb,
j'éclaire les rues comme un réverbère,
j'inspire les poètes et les chants berbères,
j'ai la couleur de l'Afrique, fils de la terre mère,
y'a des graffeurs dans ma clique, des nouveaux Vermeer,
j'fais parti d'ces vérités que l'on préfère taire,
des journalistes des politique, ouais des vrai cerbères,
ils ont jeté quelques bombes et la première pierre,

j'prends le large avec mon coeur avant la dernière bière,
j'encule le capitalisme, j'suis un prolétaire,
j'suis pas là pour faire la pute, j'suis pas là pour leur plaire,
j'écris la peur dans le regard de nos adversaires,
mon hip hop est une révolte planétaire,
ils étranglent la colombe j'suis un appel d'air,
j'suis un hippie contre les armes et les militaires,
allez leur dire que je baise tout leurs ministères !

Fozen

Y'a pas moyen qu'j'la ferme
Tant qu'le système enferme
Tant qu'le dément gouverne
Et qu'c'est le peuple qu'on enchaîne
Tant qu'ils construisent des murs
Tant qu'ils soudent les serrures
Alors qu'sur la brochure
Ils promettaient un paradis pur

Big Up aux sistas
Aux rouyas qui combattent ça
Qui savent que les chiens de l'état
Sont des larsa qu'il faut vate-sa
Je prends le mic parce que y'a qu'ça
En attendant qu'on brûle Axa
Tant qu'la machine nous malaxera
J'aurais des rimes qu'explosent comme ça

Comme une bombe artisanale
Sous la chair d'un tribunal
En période électorale
Pour faire flipper les crotales
Tous ces serpents à sornettes
Qui veulent pas lâcher les manettes
Y'a notre mort dans leurs mallettes
Donc mes actions sont directes

Faut niquer tous les banksters
Tous les traders en roadsters
Toutes ces familles de gangsters
Genre Rothschild et Rockefeller
Si parfois le rock fait l'air
C'est que souvent le rap fait l'art
De toute façon la musique fédère
Et raconte nos fait d'armes

Mon Frère

Mustapha

MC je ne danse pas,
Finie la fiesta,
Flingue toutes les lancebas,
je ne suis pas un gangsta,
Peace pour les rastas,
appelle-moi le masta,
Old dirty bastard
Mustapha sur le beat
j'bombe le torse et je ne m'écrase pas,
passe le mic efface-toi
passe le mic et casse-toi,
passe mic et basta,
lève la tête sista,
lève la tête rouya,
lève la tête, lève la tête, lève la tête et lâche pas.
Commissaire tu nous traites comme d'la merde, ouis
moi j'voulais juste du respect pour mes frères, yo
la dignité d'mon peuple est face contre terre, yo
on chante le positif contestataire
lève la tête, lève la tête, lève la tête et lâche pas.
Commissaire tu nous traites comme d'la merde, ouis
moi j'voulais juste du respect pour mes frères, yo
la dignité d'mon peuple est face contre terre, yo
on chante le positif contestataire

Naka

Il y aura
toujours des contestataires
De ceux qui défendent cette terre
Ses habitants même en temps de guerre
Mon frère

Ecoute ça
Pour eux, on est complémentaire
si le silence doit être leurs salaires
ils préféreront mourir que se taire
Mon frère

Ne crois pas
Qu'il n'y ait que des gens austères
Il y en a aussi qui éclairent
Nos âme tournée vers lumière
Mon frère

Rappelle-toi
Marley, Gandhi ou Luther
Ou comme Malcom qui luttèrent
Malgré les dangers qui en résultèrent
Mon frère

Ne lâche pas

Soley

Balade sur toutes les foules et sur toutes les lois
Héros bâillonnés pour punir leurs exploits
Hérite de leur courage nourris toi de leur poids
Leur sang n’est pas gâché comme l’encre il ne meurt pas

Les mânes protègent, les mânes hantent tes rêves,
Tu as entre les mains de quoi briser la trêve,
Le bagne s’épuise, laisse juste glisser les chaines
Nous avons des modèles soyons justes fidèles

Brise tes limites, leurs peurs ne nous touchent pas,
Ils ont créé un monde ou l’âme ne s’reconnait pas
Hérite de leur conscience, hérite de leurs combats
La nature est bonne, aide la et le ciel t’aidera

Ton âme s’élève ses flammes hantent leur rêves
Si chacun s’voit en tout c’est l’amour qui déferle
Leur règne s’éteint, la sagesse te gouverne
Si tu ouvres la porte jamais elle ne se referme

Mustapha + Naka + Soley

Il y aura toujours des contestataires
rien ne changera si tu reste à terre,
unissons nos forces pour qu'ça pète sa mère
Mon frère, écoute ça

Pour eux on est complémentaires,
On préfère voir les compliments se taire,
Nous on sort et les comploteurs s'terrent,
Mon frère

Ne crois pas qu'il n'y ait que des gens austères
La vie n'est pas un ministère
Malgré les nombreuses mines à terre
Mon frère

Rappelle-toi
Marley, Gandhi ou Luther
Ou comme Malcom qui luttèrent
Malgré les dangers qui en résultèrent
Mon frère

Ne lâche pas...

Ganja Gun

Mustapha

Tes auréoles de fumées ne feront pas de toi un ange
Tu parles de paix la bouche sèche, tes paroles se noient dans le Gange
On t'coupe la vérité (coupe,coupe,coupe), une vérité qui dérange
Tu participes au traffic selon les lois de l'échange

Naka

Les lois de l'échange
ne sont pas de celles qui sont votées comme ça t'arrange
La fumée que t'expire et te défonce la gueule
Et peut être sortie du canon d'un gun

Fozen

Tu dis "rangez les guns" qu'il vaut mieux fumer la Kaya
Que plus la beuh est bonne plus ça s'rat la paix sur Gaïa
Mais ceux qui brassent des tonnes ne le voient pas de cet air la
Alors les flingues résonnent et toi t'as du sang sur les doigts

Mustapha

Sur les doigts la résine colle
A chaque fois que je roule,
Tout les principes s'écroulent,
On s'flingue dans les cours d'école
Je fume un peu de blues, je fume un peu de reggae
Vends-moi du rêve mec j'ai de quoi te payer

Naka

Et si un jour on me le fais payer
Je ne pourrais m'en prendre qu'a moi et ces billets
Malgré la même couleur il y aura toujours un mais
Et celui ci se prénomme monnaie

Fozen

J'ai ces problèmes de monnaie, chaque fois c'est la même manie
Les fins de mois je connais, dés le 15 j'soule tous mes amis
Si t'as un shler je renaît, il existe mes papilles
J'me contente pas d'la fumée, faut qu'sa dilate mes pupilles

Refrain

Flingue, flingue, flingue
Ganja, ganja, ganja
Les frères se tirent dessus pour qu'on puisse se mettre faya
Flingue, flingue, flingue
Ganja, ganja, ganja
Les frères se tirent dessus pour que tu puisses te mettre faya

Fozen

Viens pas moyenner mon shit à l'henné
J'l'ai passer par l'anus à la frontière d'la nuit
Tu crois qu'c'est cool la vie alors file moi l'billet
Pour ta liberté il faudra t'aliéner

Mustapha

Est-ce que tu veux un peu de beuh,
un peu de cashflow un peu de feu
un peu de rêve, ils t'ont raté de peu dans ton coeur, dans ton crâne, dans l'encre de de tes yeux

Naka

Fume ta beuher
faut qu'je fume ( x6 ) tous mes adversaires
Pour que notre liberté opère
Ils mettent la leur sur tapis vert

Fozen

J'te met à tapis te pousse dans les cordes
Pour deux grammes et demi tu sème la discorde
Dans le fond t'es qu'un cli donc il faut qu'tu m'accorde
Que j'nourris ma famille et que j'y met les formes

Mustapha

Tu fumes de la merde, j'vends de la merde
shit, shit, shit, j'vis de la merde
j'vis de la mort et des larmes de ta mère, les flics s'en foutent et nourrissent la merde

Naka

Je tabasse comme le tabass / Tu n'es qu'une boule dans une babasse
Quand tu fais tilt je ramasse / Tout l'argent qui dépasse
Suis je pour autant une menace / Parce que je n'pense qu'a mes liasses
Des fois je manque surement de classe / Mais je suis la pour les gens qui passent

Refrain

Flingue, flingue, flingue
Ganja, ganja, ganja
Les frères se tirent dessus pour qu'on puisse se mettre faya
Flingue, flingue, flingue
Ganja, ganja, ganja
Les frères se tirent dessus pour que tu puisses te mettre faya

Naka + Mustapha

Connue mondialement
Je suis, fumée par tant de gens
Je suis, une plante à argent
Je suis, l'évasion du néant
Je suis, l'repos de l'indigent
Je suis l'secret des gens gens
je suis l'mytho des puissants
Je suis le gouverne-ment

Fozen

Je suis ton gouvernail
Je suis ta vie qui déraille
Je suis l'excuse d'la volaille
Pour qu'elle te traite de racaille
Je suis celle qui t'égaye
Je suis la quand tu t'éveille
Je suis proche de ton réveil
Et te borde dans ton sommeil

Mustapha

Je suis désespéré
Moins légal que la despé
défoncé les yeux baissés
la nature et ses baisers
plus douce que la CC
les parfums du bonheur pour tout citoyen français

ACAB

Fozen

Sous le feux des projecteurs dans la lumière des gyrophares
Les gosses se prennent des projectiles par la brigade des cafards
Sorte de western moderne où les sherifs dégainent
Ils s'prennent tous pour John Wayne et tirent à balle réelles
Contrôlent l'indigène, l’indigent, l'indigné
Et avouent qu'ils aiment les contrôles musclés
Faut pas s'étonner quand ça dégénère
Pour impressionner ils jouent les vénères
Si tu t'écrase pas ils rentrent dans le tas
Veulent te voir soumis à coup de tonfa
Ils prennent tout les droits même ceux qu'ils ont pas
Surtout te plaint pas la justice écoute pas
La justice s'en balance avec arrogance
Dans les banlieues de France ça réclame la vengeance
Ça vire à l'émeute et la révolte éclate
Et les vautours s'rameutent et ça fait de l'audimat

Naka

Une vérité s'appelant mensonge
Un dernier souffle s'éteint sans bruit
Austérité d'une nuit de ronde
Un innocent y laisse la vie
Tu l'arrêtas sur un contrôle
Aucune raison hormis sa face
Quand un lardu perd le contrôle
c'est un des nôtres qui y passent
Souvent amer et sans remord
derriere ta carte de policier
tu donne impunément la mort
disant qu't'y étais obligé
Qu'tu sois conscient ou bien bourré
Ton syndicat s'ra la pour toi
Et si tes torts sont avérés
j'leur fais confiance pour couvrir ca

Soley

Ils écoutent la hiérarchie
Défendent le monopoly
Se foutent de la zermi
Quand c’est de chiffres qu’il s’agit
On balance les bleus au feu
Les voitures brulent sous leurs yeux
On les envoie au casse pipe
C’est plus d’un flic q’on étripe
Les collègues blaguent c’est normal
Bientôt tout cela s’ra banal
Un p'tit pourboire y'a pas d’mal
Pourquoi toi t’aurais la dalle
On les entraine au street fight
Les lâchent seuls en enfer
le commissaire est all right
Donc ils laissent parler le fer
On les chauffe depuis Beauveau
Et si il y’a un décès,
Toutes les larmes s’ront de croco
Y’aura pas peine dans l’procès
Il y a l’ordre et la raison
Mais quand on oublie l’second
La justice est en prison
Et la paix une illusion
Arrivent en toute innocence
Veulent faire l’job avec décence
Mais victimes des circonstances
Claquent l’étincelle sur l’essence

Mustapha

Je ne pleure pas, je neige, regard froid,
Le ciel est bleu hématome donc on ne bronze pas,
J’ai toujours détesté les flics et j’espère que ça s’voit
J’ai toujours détesté les flics et j’espère que ça s’voit,

Travelling sur la répression,
J’t’explique l’oppression,
J’filme nos conditions,
Zoom sur les matraques,

Mec redéfinissons
L’ordre des munitions,
L’ordre de leur mission :
Baiser des macaques,

Que des mecs de ma caste,
Des mecs issus de ma classe,
Le temps des colonies a laissé quelques traces,
Les Bacs de nuit font vivre le concept de race,
Les pyramides ne seraient rien sans leur base,

Tu pensais vivre libre, libre comme le jazz,
Mais tu n’es qu’une chaîne perdu dans la masse,
J’ai toujours détesté les flics et j’espère que ça s’voit,
J’ai toujours détesté les flics et j’espère que ça s’voit !

Jeu de hasard

Plpl

Un dé fou dérive à loisir roule sur le tapis vert, le défouloir est ouvert,
Le thème est incertain, suranné ou sévère, sera-ce l’univers ou sera-ce rien ?
La surface de la race la profondeur d’une peur l’inconscient de la peau,
Tout ça me coupe je tremble apeuré par l’appeau,
Ils le suivent lentement, comme sur un tapis roulant, le mouvement s’opère
Et s’entasse dans leurs poches des jetons multicolores, de petites pierres,
Ils les ramassent tous si patiemment, pourtant la terre est si basse et gorgée de sang,
Un caillou s’appelle colère, délétère et brillant, le second tel un diamant se nomme ressentiment,
Et les caves se recavent mais du caveau jusqu’à la couche le casino est encore et toujours le seul gagnant,
C’est un appât que tend la peau, c’est un appeau à oripeaux,
Ce je qui fait que les hommes se font la guerre est un appeau à oripeaux,
Mais qu’ont-ils dans la peau, le démon du jeu est-il capillaire,
Il semble que l’appât du gain forme des assassins,
Le hasard fait-il bien, je ne vois que deux faces cachées à ces cartes,
Prudemment je m’écarte et je poursuis mon chemin !

Mustapha

Ils ont joué, ils ont perdu,
l'Afrique ne doit rien,
j'ai dû roulé un peu plus pour te prendre la main (fois 2)

Viens avec moi au casino planétaire,
là où les croupiers portent un treillis militaire,
j'aurais voulu avoir un beau carré d'as mais je n'ai eu que le sifflement des balles sur l'atlas,
j'ai la classe ouvrière,
insoumis yeah,
insoumis yo,
j'suis un slogan révolutionnaire,
qu'est-ce que t'en penses? dois-je les flinguer?
saisir une chance, de tout changer,
changer de coeur changer de rêve, regarder le vide, laissez moi plonger,
un peu de pique, un peu de trèfle, distribue les cartes que j'ai mélangées,
France Afrique couleur,
France Afrique douleur,
A toi de jouer,
France Afrique couleur,
France Afrique douleur,
à nous de jouer,
j'laisse pas place au hasard,
Gaza, Brazza, j'place mes jetons sur toutes les cases,
rouges et noires, rouges et noires, rouges et noires,
Tapis vert billet,
Dollar billet,
or noir pillé,
gaz pillé,
torpiller
les espoirs d'un peuple
je crois que
nous ne ne
pourrons jamais gagner
Ils ont nié
avoir truqué le jeu,
je leur promets le feu,

Soley

Je raidis les wacks / Délie les potes
Rixe l’intox / R’anime les tox
Defie les votes / Induis révolte
Couche des notes/ réduis leur cote !

J’arrive dans toutes les places
Mais n’propose qu’une seule figure

Souffle mon prisme sans fastes
Et offre une bouffée d’air pur

Face à nous les clichés s’effacent,
La droite dessine une courbure

Laisse à Machete les schlasses,
Et déterre Excalibur

Guerre, Neurosciences, Executions sommaires
Gégène, MK Ultra, Propagande éphémère,
Chemtrails, RFID, Bouclier Nucléaire,
Famines, Indifférence, Ils nous préparent l’Enfer!!!

Ils polluent les sols, Pillent les récoltes,
Pensent les lois, Vendent des colts
Créent les parias, tuent pour des volts
Trahissent l’info, créent les révoltes

Ils débarquent ou les barils s’amassent,
Une bombe pour signature

Les corps des innocents s’entassent,
Ils renversent leurs créatures,

Des contrats signés à l’arrache,
L’humanisme fait pâle figure

Les oléoducs changent de place
Cadenassent une autre dictature

Palabre, Information, Résistance ordinaire,
Conscience, Education, Sanctions disciplinaires
Science, Organisation, Modèles exemplaire
Ciblage, préparation, Guerre révolutionnaire

Ya 2 tactiques j'parierais pas sur celle qui recherche le blé
Assurément t'es cheap leader mais j'vois l'écart se combler
Ceux qui plaçaient derrière toi tour à tour vont succomber
Et le pactole suffira pas, l'sablier est d'ja penché

Ca sent le tilt quand l’carré d’rois par un d’nos sets est couché
Sur l'échiquier j'parierai pas sur bourgeoise effarouchée
Sans six balles dans l’barillet, ils pourront pas nous touché!
Les roulettes russes ont d’ja tournées quand nos mères ont accouché

Le jeu est déséquilibré car nos jetons sont lestés
Faut pas tenter le combat d'chiens car ils vont vous molester
Faut pas trop jouer sur leurs nerfs, encore moins les affamer
Car il n'aura plus d'tapis vert quand l'bitume s'ra enflammé

J'regarde l'histoire et j'vois qu'le gong plusieurs fois a sonné
On avance nos pions doucement mais la sanction va tomber
Les triviales poursuites sont lancées ont n'pourra pas l'éviter
Mais il fallait nous écouter les réponses étaient dictées

Double personnalité

Plpl

La crise enfin passée tout en sueur il se rassemble
Il cherche le miroir qui lui dira s'il se ressemble
A-t-il commis ces crimes qui l'excitaient sous la surface
quand la noirceur le muait en un meurtrier de masse ?

la névrose le protège, et ses mains immaculées
rassurent le coupable imaginaire cynique, mais quelle est
cette déception sournoise, de ce qu'il n'a pas osé
il se jauge et se toise, Vient l'envie d'y retourner

Il replonge, la camisole pour tout maillot de bain
des parpaings en guise de palme et l'entonnoir lui va si bien
ca s'rait sympa si son regard n'avait pas l'air aussi serein
alors qu'il se remet à rêver de bouffer son propre rein

J'ai l'air gentil et je souris, mais je suis sur les dents
tu l'ignores, ma victime, le piège est là, tu es dedans
Celui que tu vois est mort, il ne peut rien pour toi
tu l'appèles alors que tu t'éclates en vermine et en rats

Mustapha

J’les vois mourir,
Crâne explosé,
Je veux sourire,
Joint surdosé,
De la lumière et de l’ombre,
Je veux le Ying et le Yang,
Pour le meilleur et le pire, je vis les heures les plus sombres,
J’ai dû souffrir,
Cœur exposé,
J’les ferai courir,
Jusqu’à la nausée,
Jusqu’à la mort, j’irai défoncer les portes, j’irai découper les corps, j’irai nouer les cordes,
Regarder leur os se tordre, embarquer au prochain port,
Les jeter par-dessus bord et les regarder couler,
J’veux m’défoncer me saouler,
J’aurai voulu vivre libre la morale est un boulet,
Et si je perds l’équilibre je finirai maboule,
Mec leur bonheur me déprime, mec leur honneur les déguise,
Nous sommes tous des Kings, nous sommes tous Anakin,
Nous retirerons tous nos masques à la fin du film.

Fozen

Je dois avouer que c'est dès l'enfance
que j'ai sombré dans la démence
J'ai vu leur monde leurs manigances
L'humain qui avance dans sa déchéance
La terre subir les pires offenses
Je serais le glaive dans la balance
Un briquet, un bidon d'essence
Je la purifierait de ces engeances

En moi brûlait la flamme du pyromane
C'était pas loin que je bascule du pire au mal
A la pyrolyse j'ai fait mon analyse
Pour stopper leur emprise il faut que mon âme se brise

Alors ma folie je l'ai déguisée
quand mon esprit je l'ai divisé
Et quand mes poils sont hérissés
c'est que chaque lame est aiguisée
Elles s'élancent comme des aiguillons
Repeignent la scène en vermillon
Douleurs aiguës comme un carillon
Elles se cachent sous cet air mignon

Et ça se bataille dans mes neurones pour savoir qui prendra le contrôle
Le bon, la brute ou le truand un jour sur l'autre c'est fluctuant
Toutes ces années on s'est affairés à ce que la hache reste enterrée
Mais vu que le monde fait qu'empirer un jour la bête va se réveiller

Fozen

Chaque injustice sera relayée
Les coupables seront révélés
Donc les ennemis seront désignés
La peur les fera bégayer
Les uns les autres vont s'accuser
En espérant être épargné
Mais leur requête sera récusée
Et toute ma rage va s'acharner

Je pendrais Manuel par les valseuses, de gauche à droite le ferait valser
Patrick chantera à la perceuse, l'amour de Sion et de son armée
Je saignerais Laurent au sang pourri, le ferai baiser par un hémophile
Quand à Daniel le con bien dit, j'émasculerai le pédophile
Comme Frédéric ce mythe errant, je lui souderai le fion au chalumeau
Quand a Flamby notre président, je le raperai en petit morceaux
Et puis soit sur que Bernard-Henry je l'entarterai à l'uranium
Et pour ce serpent de Jacques Attali je foutrai le feu au vivarium

J'ai un projet pour chaque tarés
La source ne risque pas de tarir
Sur cette terre y'a tant d'enfoirés
Et leurs conneries me font pas rire
Et plus le monde est mal barré
Plus la bête demande à sortir
Je passe ma vie à me demander
Si il est utile de la contenir

Mustapha

Sommes-nous tous fous, après les douze coups
De minuit mes putains de cauchemars me servent de bouche-trou,
De mémoire et les traces sur les bras servent d’au secours,
Tout le monde est contre mais tout le monde vote pour,
Les ombres dans le désert sont des ailes de vautour,
Qui nourrit ces porcs, qui dirige la basse cour,
Le masque et le visage se confondent dans le discours,
Ils me disent kamikazes, lyrical Pearl Harbour,
Mes antécédents psychiatriques des erreurs de parcours,
Je suis sorti d’H.P en empruntant des détours,
Sociopathe, j’ai découvert l’amour,
Puis je me demande si la raison me joue des tours,
Ils me demandent de m’intégrer donc je me désintègre,
Une sorte d’autiste plus dangereux que la pègre,
Certains rappeurs s’insultent en se traitant de nègres,
La frontière entre la victime et le bourreau est bien maigre.

Plpl

C'est parti pour le ballet des horreurs, et des derniers outrages
tu vas découvrir l'écartèlement dont je suis l'otage
Mes sensations de dissolution à grandes doses de solvants
Tu as voulu me contenir je suis devenu ton contenant

Camisole de l'esprit, tu es à ma merci
tu gigotes en criant ton prénom j'en ai changé depuis
ligoté, sans repère, au fond de mes limbes tu pries
Et mon sourire que tu esquisses, c'est ta torture mais moi je jouis

Ce moi que nous étions, équilibré, je le déteste
Ce corps a trop de bras je prends le droit je t'en déleste
Ton regard est le mien, tu es le malade et la peste
Le divorce est consommé tu gardes rien je prends le reste

Le tranchant, le contendant, tout ce qui blesse pour tuer l'temps
pour assouvir tous les délires, tous les désirs du grand vizir
Sans plus de peur sans couleur des conséquences de tout à l'heure
Je m'en vais assassiner tout ce qui casse avant qu'j'y passe

Nouveau prophète

Mustapha & Plpl

Je suis perdu dans ma tête
nouveau prophète
ancien concept
érigé par des tueurs d'ancêtres

Sur la terre du père
tu restes apatrides
La perte de repères
est plus tragique que le cid

Pour l'honneur de ma patrie
Eve, ma matrie,
nos drapeaux sont des linceuls
auxquels nos cadavres s'agrippent

Nos cadavres s'agrippent
Les certitudes s'évaporent
pour garder l'équilibre
le doute passe par dessus bord

Refrain

perdu dans ma tête...
...nouveau prophète (x8)

Mustapha & Plpl

la souffrance et le mystique
gymnastique de la transe
seront mises en pratique
par des instances politiques

Et le diable danse, danse
aux rythmes de nos musiques
Tambourinent sur nos poitrines
nos cathédrales hérétiques

Et le point d'orgue, "assassine"
les déments s'endoctrinent
ressortent nos consciences
avides d'hemoglobine

globule blanc globules rouge
Le profane et le sacré
Personne ne bouge
car de l'enfer voici l'entrée

Refrain

Mustapha & Plpl

Le labyrinthe des vérités
La direction des flèches
Nos cibles plus opaques
Que la fumée de l'herbe fraiche

L'amorce qui me force
l'éthique qui l'empêche
De qui tire le premier
ce sera le coeur ou l'écorce

Sur nos torses les traces des battements
sur le tard se tarissent les munitions
et nos rides applaudissent l'exécution
de ce qui n'est pas écrit dans le testament
(bis)

Survivant

Fozen

Dès l'début mon cri s'est tu
Sais tu qu'très tôt j'ai su
Que par ce monde je serai toujours déçu
Que l'Amour prendrait jamais le dessus
Qu'il n'y aurait que des histoires de sous
Qu'on en verrait jamais le bout
Et que la terre juste en dessous
Personne en a rien a tre-fou
Ce monde est fou ce monde est dingue
Il est régi que par des flingues
Il injecte la haine par seringues
C'est une corde au bout d'une tringle
Tu t'prend la tringle dans le cul
Ou te passes la corde autour du cou
A force de voir que deux issus
On ne réfléchis plus beaucoup

Plpl

Je suis survivant et sur de l'être,
Sur une scie circulaire, sur deux pieds qui se dérobent et dansent... depuis qu'elle m'a vu naitre
Et la mort Sûr attend, morsure amorale sans merci ni repos,
tant qu'on court on expire... l'espoir n'est qu'un sourire dans le reflet de la Faux
Et les survivants se comptent sur les doigts qui restent,
De l'homme suivront des Hommes et suivront leurs inventions maudites et les pestes
Les survivants se battront pour ne pas se faire la peau,
Ma vie est ce que je lui voue Au fond c'est exactement ce qu'elle vaut

Fozen

Et pourtant je suis survivant
Simplement parc'que j'suis vivant
J'suis ni robot ni mort vivant
Je suis rebelle et militant
J'peux dire que comme mes grands parents
J'ai choisi le camp des résistants
C'est plus Pétain le grand méchant
C'est nos putains d'gouvernements
On nous parle de démocratie
On élit une élite crasseuse
A peine élus ils nous archient
En nous chantonnant des berceuses
Est-ce que c'est les pays des patrons
Ou bien le peuple n'est qu'un mougeon
C'est entre la carotte et l'baton
Que sans espoir nous survivons
On rêvent tous de révolution
De changement de libération
A défaut de trouver une solution
On a choisi l'hibernation
Y'a pas beaucoup de Ché Guevarra
De guérilleros comme Zapatta
Combien on la foi comme Nesta
Et même touchés retournent au combat ?
Ici ça préfère les p'tites combines
Chacun pour soi on est tous rois
Du paradis qu'on s'imagine
Quitte à s'faire cloué sur une croix
Alors c'est dans notre bulle qu'on prie
Pendant qu'le futur se comprime
Je n'suis pas sur qu'on est compris
que c'est dans la lutte qu'est la survie

Plpl

Survis, survis, survis le vent susurre
l'impossibilité de se soumettre à cette illusion de l'azur
la lutte classée sans suite n'est certes pas la pire option
pour ceux qui nous oppressent comme des boutons du haut de leurs bastion
Elle n'est pas la seule non plus, des utopies parsèment l'histoire
de survivants qui inventèrent des harmonies sans pouvoir
Des gens dangereux certainement ! l'altruisme en bandoulière
sur leurs macchabées fleurissent la lutte en guise de revers

Fozen

Masques à gaz dans les tranchées
La guerre des mondes est déclenchée
Les têtes de l'hydre doivent être tranchées
Les survivants peuvent pas flancher
Car ceux que la machine a mâché
N'ont plus conscience du danger
tous leurs cerveaux sont débranchés
A force de se faire emmancher
Pour vivre heureux faudrait se cacher
Une chaine de plus à arracher
C'est les bergers qu'il faut chasser
Jusqu'à ce que leurs tripes soient crachées
Ensuite on pourra les lyncher
Voir les bruler sur un bucher
Les survivants peuvent pas flancher
Jusqu'à la mort j'vais le rabâcher

Plpl

Si je survis c'est pour pas mourir avant de crever,
pour des coinces, pas pour les "coins", pour le rire et l'amour de l'absurdité
car c'est à elle, à ce filet de défiance face à la fatalité
que je dois l'anima et non pas a ces chaînes, de chevilles en mollets
Je suis survivant et sur de l'être,
La douleur de l'empathie me rappelle à la mémoire de tous ceux que j'empiète
On attend du pouvoir de porter secours aux victimes du passé,
Mais on reconduit les criminels garants de notre sécurité
le confort ne dépend que du choix de la majorité
Mes choix n'ont d'importance que pour le survivant que je serai,
En matière de politique survivre reste la seule motivation
pour ne pas céder à la tentation de la nausée
Survivants ou sacrifiés
en sursis ou condamnés
les damnés de la terre sont tous parqués
dans un abattoir sans frontière mondialisé

Rome

Plpl

Ça y est c'est là, ça y est ça pète,
Y a le feu dans mon âme, ranimée elle réclame
Son dû et ma vie est la dette.

Un sentiment de braise remonte,
l'amorce sous le volcan
n'est pas la pierre d'un vulgaire feu en fonte.
de lave est mon sang.

D'un feu sacré quelques phœnix crèvent un nuage de cendre
La colère et le ressentiment longtemps tarderont à redescendre

Elle brûle ma vie comme Rome, je quitte ma ville c'est comme
si j'avais préparé le bûcher pour tout cramer depuis que je suis né.

La lueur est aurore, l'horreur des corps se dore à minuit
Je me retourne sur le spectacle d'un phare éphémère
une luciole de suie

le building se disloque, sans pitié le feu retoque
les prétentions de plastoc des babilones qui dirigeaient nos vies

Je recherche un point d'appui, une info, un ami, un réseau un outil,
et j'hésite entre la peur du vide et l'euphorie

Pas de place pour l'angoisse car c'est ici que tout finit
les rêves enfin prennent forme , dans les points froids de l'incendie

Soley

L'ambiance est mortuaire
3 pas dans le désert
Les cendres sont à terre
Portes de l'Enfer
Je viens de détruire
ce qu'il existait de pire
comme ils ne pouvaient plus fuir
j'ai brûle leur empire,
j'ai brisé leur emprise,
j'ai coupé leur main mise

J'ai goûté l'essence / derrière leurs prières
Ils savaient demain / bien pire qu'hier
Au fond de leurs lits ils avaient la réponse
Mais n'osaient agir de peur qu'on les dénonce
Le cri d'un volcan / créa leur rêve
Il est trop tard / pour la trêve

Archanges déçus, / Archives relues
Arches chargées de surhommes / Débarquent anges déchus
Apôtres calibrés que la peur ne pénètre
Apocalypse, tout détruire pour renaître

peau scarifiée / soldat d'argile
peinture de guerre / indélébile
Acquis sacrifiés pour épurer le futile
Esprit sanctifié donc fauchage fertile

Pensaient connaître le film / je les ai floué
éviter les flammes / je les ai fumé
préparer la fugue / je les ai figés
faire souffrir les frères / je les ai flingué
J'ai semé la terreur parmi tous ces porcs
il n'y a plus que des saints chez ceux qui vivent encore,
ils ont placé leur botte sur la nuque des hommes,
moi j'ai cramé leur ville, comme Rome.

Fozen

Faut-il bruler la vie comme Rome?
Moi j'ai bruler la ville en chrome
Taguer les murs, le trom
Pour l'inspiration les cônes
Depuis l'école il parait qu'je déconne
Et qu'c'est pour ça que ma vie ne décolle
Comme elle avance il faudrait que j'm'afolle
J'observe la tienne tu permet que j'rigole

Moi je n'suis pas l'esclave d'un petit chef
Ou bien l'escroc qui gère sont petit fief
J'observe le monde tu vois ça c'est mon taf
Et j'l'analyse tu vois ça c'est mon kiff
Quand j'le recrache ça distribue des baffes
Je cache ma rage sous mes longs tifs
Croit pas qu'ce monde c'est le cimetière des gaffes
Les charognards ont de longues griffes

C'est à l'époque de la course à l'espace
Que l'on extermine toutes les espèces
Mais comme la nature reprends toujours sa place
Y'a de fortes chances que l'humain disparaisse
J'te parle de Rome de la chute de l'Empire
Je n's'rais pas de ceux qui nourrissent les vampires
Persuadé qu'ils me protègent du pire
naïf ou lâche quand l'avenir transpire

Rien à foutre qu'la lumière me transperce
Je vis dans l'noir avec tous mes comparses
Dans l'ombre de ceux qui amassent les richesses
Combien d'temps s'ront nous les dindons de la farce
On est le nombre on a la force
Trouvons en nous le feu de Mars
Sous les néons que les Néron trépassent
Et qu'la liberté prenne enfin sa place

Naka

Je sais qu'on m'avait prévenu
mais j'avais une gamberge de con
j'ai toujours été têtu et j'me foutais de leur opinion
Dans ma tête je me suis fait seul
dans mon coeur je me suis fait seul
Et c'est peut être pour ces raisons que même entouré je me sens seul

Et si j'ai brulé ma vie comme un incendie de compet
C'est qu'la caserne d'mon bien être à craquer comme une allumette
A partir d'un feu tu peut bruler une ville que tu ne pourrais pas éteindre avec tout l'eau du Nil

Rome ne s'est pas construite en un jour
Et je n'attend qu'une chose
C'est que ce soit enfin mon tour
Je sais
Qu'l'homme empreinte souvent détour
En se demandant si c'est sur la bonne route qu'il court

J'aimerais me poser poser
Comme sur ce son ou j'viens déposer
Des instants d'mon passé passé
les occases qu'j'ai laissé passer
Je sais très bien ce que j'ai fait
En fumant ma vie comme un calumet
J'ai beau m'poser des questions
Je sais très bien qu'au fond c'est pas ca qu'effaceras les regrets

Mustapha

Je brûle ma vie comme Rome, je fume de la weed comme d'hab,
Je bois du rhum comme les frères des DOM TOM
Dans mon coeur résonnent l'Afrique et ses tam tam
J'sniffe le hip hop, mec c'est ma came,
mec c'est ma flamme

Je brûle ma ville comme Rome, j'affronte les flics comme d'hab,
Grosse caisse, tomtom
Caisse claire, tomtom
Mes rêves débordent, hors norme,
Je sors mes jours d'un haut d'forme,
Il pleut sur ton coeur de grosses cordes,
Le front national fait de gros scores,
Mais la musique me transporte,
La politique de la terre morte,

Pour que mon âme se transforme,
J'fume un peu plus et j'suis plus stone
Mes poumons sont un coin de Kingston,
On s'cache de Dieu derrière nos stores,
Comme des huissiers devant nos portes,
On partage nos peines avec nos potes,
La course au bonheur est le nom de mon sport, c'est le poids de la vie moins le poids de nos corps,
Nouvelle lune, nouvel effort,
Nouveau soleil, nouveau décor,
J'ai vu des mecs se bruler, pour du taf ou pour le Tibet,
j'tire une taffe et j'suis plus léger, tous mes problèmes partent en congès,
Tout le monde paraît changé cars toutes tes veines ont été tranchées, Ouais

Samba Muerte

Mustapha

Les policiers de préparent,
Brillent dans la lumière des gyrophares,
Parce que nos cœurs ont élevé leurs barricades,
Parce que nos peurs ont dû prévoir les embuscades,
J’ai pris le haut parleur et j’ai balancé mes tirades,
J’ai pris de la hauteur et j’ai prié pour le miracle,
Je pense que la révolte est une chose des plus admirables,
J’embarque sur ma pirogue et je quitterai le rivage,
Armés de nos monologues nous serions de nouveaux pirates,

Je soufflerai le vent qui balaiera tout les mirages,
J’aspire la lacrymo et je pleure de tout mon visage,
Je crie de nouveaux slogans et je crée de nouvelles images,
Je réinvente le message et je motive l’équipage,
Car même en cas de naufrage nous partirons à l’abordage,
Marchons sur la ville pour la piétiner de nos rages,
Peu importe la fin l’important est de marquer notre âge,
Peu importe la fin l’important est de marquer la page,

Refrain

Refrain Les policiers se préparent,
Le nouvel ordre mondial est en marche dressons les barricades,
Les policiers se préparent,
Le nouvel ordre mondial est en marche, dressons-les, dressons-les !

Mustapha & Fozen

Les policiers te chargent,
J’entends le bruit du chargeur,
Les policiers te chargent,
T’as l’temps d’lever le majeur,
Prenons les barricades,
Face aux oiseaux de malheur,
Prenons les barricades,
Volons vers notre bonheur,
Les policiers te visent,
Tu vises un monde meilleur,
Les policiers te visent,
Ils tirent pour toucher le cœur,
Entrons dans la bataille,
Laissons de côté nos peurs,
Entrons dans la bataille,
La foi donne de la hauteur.

Refrain


Fozen

Une armée de flic,
Une foule éclectique,
Ambiance électrique,
Ligne d’horizon critique,
Folie endémique dans le monde d’Endemol,
Combat systémique selon le protocole,
Les lacrymos s’envolent, la foule s’emballe,
Les cocktails décollent et les deks se décalent,
Les paupières se plissent la rage court sur le bitume,
Charge sur la police le poulet y perd des plumes,

Les boucliers sont brandis, cachant des visages blêmes,
Le doute gagne les esprits, les matraques se dégainent,
Les matons se défilent devant la marée humaine,
Elle se répand dans la ville c’est la chute des emblèmes,
La république crame, ils payeront pour leurs crimes,
Et quand l’système s’enflamme c’est la justice qui s’exprime,
C’est le camp des échafauds aucun n’pourra y échapper,
Le peuple qui a sauvé sa peau dansera la samba muerte !

© Flavian Dubourget 2017
© Gaël Boyenval 2017
© Gaël Boyenval 2017
© Gaël Boyenval 2017
© Gaël Boyenval 2017
© Gaël Boyenval 2017
© Gaël Boyenval 2017

Photo 1/

Vidéo

Captation du live le 13.11.2013

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